

Sortie : 27 août 2010 ISBN : 978-2-84761-867-9 64 pages 16,5 X 23 cm couleur 18 € Discussion ping-pong entre l'artiste (photographe et peintre) Jacques Guyomar et la poétesse Édith Azam : tandis que Jacques Guyomar nous donne à voir des clichés (superbes...) de serres abandonnées (structures métallique rouillées et tordues habillées de lambeaux de baches plastiques translucides, de fragments de vitres brisées et fêlées et de branches, herbes et autres végétaux sauvages...), Édith Azam utilise le matériau de ces images pour construire et continuer une dérive réflexive poétique sur l'écriture même. Et ces textes, à leur tour, offrent aux lecteurs les matériaux sémantiques et métaphoriques pour pouvoir construire une parole pouvant "parler" de ces images. Ici, les installations épurées des serres se mêlent à l'architecture textuelle de cette prose poétique pour nous offrir cette magnifique rencontre, ou l'un n'illustre pas l'autre, mais où les deux artistes se lisent et se répondent.
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Sortie : 27 août 2010 ISBN : 978-2-84761-870-9 160 pages Format : 15 X 21 cm 17 € Cyrille Martinez tente la relecture d’éléments relevant d'une lecture collective. Le consommateur-passif devient alors lecteur-actif, et donc critique. Son travail repose sur ce qu'on pourrait appeler « l'infralangue », une langue qui ne veut pas avoir l'air de dire et dit sans dire. Ici, Cyrille Martinez joue sur le floutage entre rock'n roll et politique, il réécrit des séquences politiques en utilisant comme matériau l'histoire du rock'n roll, pervertit son texte de ritournelles, s'amuse à décrypter des techniques musicales qu'il prêtent à des personnalités politiques, jongle et mixe allègrement diverses vedettes et leurs scènes – scène parlementaire et/ou scène musicale. Cette prose poétique tourbillonnante est écrite avec un humour qui n'a rien du fun, avec un ton parfois acerbe et grinçant n’ayant rien de cynique. Ce texte est d'une joyeuse irrévérence burlesque et vivace fort salutaire.
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Sortie : 16 septembre 2010 ISBN : 978-2-84761-870-9 80 pages Format :13 X 17 cm 13 € Nation : entre fable contemporaine et récit futuriste, ce texte nous raconte la naissance, la vocation, l'apogée, le déclin, la fin et la disparition de Nation, état global et totalitaire où chacun est un fragment une pièce du puzzle nation. Nation, où tout savoir est enfermé, géré par une personne ne sachant rien lire d'autre que des chiffres et est interdit au public, où la transmission de la mémoire se fait par rituels et par des œuvres iconographiques et statuaires… Dans les écoles de Nation, une seule discipline est nécessaire et suffisante : la Traduction. Nation nous est relaté par les traces écrites retrouvées : Actes de Nation, Histoire de Nation, Livret d’explication de la pratique de Traduction… ou encore des bribes d'enregistrements de ministres ou de présidents. Émergeant de cette froide littérature propagandiste, les fragments d'un journal intitulé Souvenirs de Nation, qui semble écrit par un vagabond, un errant appelé Le Poète… et si ce vagabond était le grain de sable, la gravier à l'origine du dérapage de la machine ? Un superbe récit de science-fiction d'une contemporanéité et d'une actualité rare.
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Sortie : 24 septembre 2010 ISBN : 978-2-84761-872-3 140 pages format : 17 X 23 cm 23 € Myriam Boisaubert signe ici un livre étrange, publication d'artiste à la fois drôle et dure, d'une provocation teintée parfois de cynisme, qui mêle légèreté et sauvagerie, brutalité et délicatesse, sensualité et dignité farouche. Ce livre se présente comme un livre de recettes (recettes iconoclaste et "terroristes"), illustrée de photographies représentant un corps de chasseresse (ou cueilleuse, ou carnassière, ou pêcheuse…) en lutte à la nature, ou encore une femme dont la sauvagerie la sauvera d'un univers ou l’on ne sait plus trop qui est le prédateur de qui...
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 Livre traduit de l'Arabe (Liban) par Antoine Jockey
Sortie : 24 septembre 2010 ISBN : 978-2-84761-876-1 144 pages format : 21 X 15 cm 17 € Joumana Haddad propose de libérer la civilisation Arabe par le corps. Elle se bat, à travers son écriture, pour plus de liberté individuelle, et pour une complète libération des mœurs. Elle le fait avec courage, affirmant sans une once de culpabilité d'être bien dans sa peau de femme libre, malgré les intégristes de tous bords, malgré l'hypocrisie des uns, la lâcheté des autres, et les menaces de certains. Dans "Miroirs des passantes dans le songe", Joumana Haddad convoque des poétesses qui se sont suicidées, des femmes qui ont joué leur peau en poésie, tout en se sentant, dans leur quotidien formaté, prisonnière de leur corps de femme. Elle les convoque en "amie", sœurs de combat venant de tous les pays (Venezuela, Argentine, Suède, France, Allemagne, Italie, Portugal…) pour porter sa parole hors la contextualisation Arabe, bien au-delà des frontières, quelles qu'elles soient. Ainsi s'adresse-t-elle, du Liban, au monde entier. Dans ce livre, Joumana Haddad mêle sensualité et dureté, forge une écriture qui prend corps dans toute sa crudité et sa générosité.
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 Postface de Bernard Heidsieck
ISBN : 978-2-84761-880-8 80 pages (poésie et musique, livre + CD) | 15 X 13 cm | 23 €
Jacques Sivan, pour raconter son rapport au monde, a inventé une langue qui n'appartient qu'à lui, genre d'écriture phonétique, désaffublée de toute règle imposée de l'extérieur, une langue qui serait incarnée, rendue charnelle par sa confrontation au monde. Il faut s'y habituer, accepter de réapprendre à lire, selon des codes qui ne sont pas ceux qui nous ont été imposés. Il faut réapprendre à lire et, dès que l'on commence à déchiffrer, les mots s'agencent en phrases, les phrases en textes et très vite, on rentre dans un univers de sons, de couleurs, de corps, d'événements. Cédric Pigot, intriguée par cette écriture "nue", et musicalement attiré par la voix de l'écrivain lisant ses textes, les a mis en musique, en l'accompagnant d'un univers sonore bruitiste qui colle au plus près de la poésie de Jacques Sivan. Le livre est conçu avec les auteurs, les mots sont imprimés sur des images recueillis sur internet et filligranées : images de corps fuyant, courant, se révoltant, en mouvement ou tombant ; image d'une nature en combat, tour à tour détruite, agressée, polluée… ou luxuriante, violente, souveraine… Comme pour mieux signifier que la poésie de Jacques Sivan naît du combat de chaque instant que mène la vie pour ne pas ne pas disparaître.
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