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ISBN : 978-2-84761-836-5
13 x 17 cm  |  80 pages  |  9
 €

Bernard Plossu est souvent appelé le photographe de l’intime, tant il semble qu’il lui faut être derrière un objectif pour être au plus près de son sujet. Qu’il s’agisse de paysages, de corps, d’espaces ou de scènes urbaines, Bernard Plossu n’a pas son pareil pour coller à la peau des choses et révéler, à travers des images a priori simples, ce que sa confrontation au monde a pu provoquer chez lui comme choc émotionnel. En cela, ses photographies tiennent de la note autobiographique, et ses livres du journal intime, où sont livrés au spectateur tout le sensible éprouvé lors de ses voyages, de ses rencontres, de ses expériences... 

Dans Impair & passe, Bernard Plossu nous offre une série de 17 photographies qui nous raconte une Provence bien éloignée de celle des cartes postales faussement joyeuses qui polluent notre imaginaire. Ici, c’est une Provence maltraitée, dure, abandonnée, voire sale, salie... une Provence rarement racontée, non pas bleue azur mais grise, rêche, sèche... 

En écho à ces clichés, Rudy Ricciotti donne à lire 17 textes poético-descriptifs, 17 « photographies textuelles » qui parlent de cette Provence interprétée par l’ami photographe. Où il est question bien entendu d’une région maltraitée, mais plus largement de photographie, d’enjeux artistiques, esthétiques… et philosophiques. 

« La photographie parle de tous les moments apparemment sans importance qui ont en fait tant d'importance ! » (Bernard Plossu) 


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ISBN : 978-2-84761-824-2
15 x 21 cm  |  128 pages  |  15 €
Illustrations de Marie-Claire Cordat


Après 25 années passées de prison, pendant ses premiers mois de liberté, Jean-Marc Rouillan s’immerge dans le monde « du dehors ». Lorsque sa journée de travail se termine, et jusqu’à ce que sonne l’heure fatidique du retour obligé chez soi, il marche dans Marseille, y rencontre une humanité haute en couleur ; des hommes et des femmes, des ouvriers, des chômeurs, des poivrots, des poètes, des artistes, des intellectuels, des gens de la rue… des gens biens sous tous rapports et des voyous… Des révoltés et des soumis… 
Ce livre, écrit dans la solitude du dimanche, se construit plus en bribes et en accumulations d’indices que comme successions de narrations construites. C’est dans l’accumulation de ces indices, et dans la faculté du lecteur à les mettre en lien les uns aux autres que la matière à penser se construit. Et le constat est plutôt triste : derrière la rumeur des bars, des rencontres, des discussions, des amitiés affirmées et d’autres naissantes et des rires, s’entendent les démerdes individuelles, les arrangements avec la solitude, les paroles vaines, les révoltes étouffées, le tout sur un fond de mémoire politique effacée.
Ce carnet est illustré de dessins de Marie-Claire Cordat. Dessins noirs, expressifs, violents, effectués à la lame de rasoir sur carte à gratter.