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Sortie : avril 2008 Format : 15x21 cm Nombre de pages : 126 Prix : 17 euros Isbn : 978-2-84761-995-9
Septembre 2005 : un jeune anonyme «étranger» (la couleur de la peau...) est renversé par un chauffard. Ce drame ordinaire ne se passe pas n’importe où, mais dans une petite ville de la banlieue parisienne, zone de la “mise à l’écart”, où la violence couve, toujours... Cette réalité, constamment niée ou mythifiée selon les besoins du moment, Yves Buraud fait mieux que de nous la raconter : il nous donne les éléments pour la mieux comprendre, à travers ce roman sous forme de lexique... |
Agonie-sous-bois est le surnom donné par un journaliste à une ville de banlieue où s’est passé, le soir du 12 septembre 2005, un triste fait divers : un jeune anonyme d’origine étrangère est renversé par un véhicule qui prend la fuite. Ce fait divers banal sera à l’origine de heurts violents entre les jeunes du quartier et la police. Plus que la énième fiction témoignant de ce genre d’événement, l’auteur s’attache ici à interroger la langue (mot, expressions, termes typonymiques, etc.) utilisée pour construire l’événement. Et, à travers ce lexique, se raconte beaucoup plus qu’un banal accident : c’est toute la vie-même des banlieues qui, petit-à-petit, s’écrit. Nous interrompons l’ensemble de nos programmes pour vous faire part d’évènements violents vécus et écrits à A.-sous-Bois, ville située en zone dite « sensible ». Ici le lecteur croisera un inconnu agonisant sur la chaussée, un observateur nommé Raskolnikov, un ministre de l’intérieur connu de tous pour l’étendu de ses ambitions, un sous-commissaire urbain et son rival, expert en sécurité... |
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