Le 8e et dernier volume d’un chantier poétique sur les origines de l’écriture. La poésie de Julien Blaine englobe de nombreux domaines du savoir
(archéologie, esthétique, science des religions, physique, ethnologie...) pour créer une totalité esthétique captivante et révolutionnaire. Julien Blaine poursuit dans les Cahiers de la 5e feuille une enquête scientifico-poétique pour retrouver la trace, l’empreinte d’une langue originelle, une langue élémentaire qui remonterait aux racines du verbe, hors de toute révélation divine. Cette langue, partout présente et toujours dérobée, il en traque les signes jusque sur les murs des grottes les plus anciennes, celles des Aurignaciens. Observant, collectant et comparant, le poète retrouve partout le même signe originel – un ovale fendu, celui de la vulve, de la feuille, du poisson ou de l’œil : « Je reconnais les 5 ovales fendus, sources de toutes les écritures et de toutes les spiritualités. Et ce, à travers les vieilles langues (écrites et prononcées) explorées [...] / retrouvées / [...] traduites / [...] abandonnées / [...] considérées comme dessins, gravures, peintures, griffes, graphes, paraphes... [Julien Blaine] »
Cette quête de signes soulève le problème de leur compréhension et de leur possible traduction. Ce livre est la continuation de ce chantier lors de la résidence de Julien Blaine à la Caza d’Oro au mas d’azil, automne/hiver 2007. |