Jean-Luc Parant est connu pour fabriquer des boules et des textes sur les yeux. Poète inapaisé il a publié plus d’une centaine d’ouvrages chez de multiples éditeurs (Corti, Bourgois, La Différence, Actes Sud, Flammarion, Al Dante, etc.). Artiste insatiable et prodigue, il ne cesse d’exposer un peu partout en France et à l’étranger. Mais ce que l’on connaît moins, c’est son activité de copiste, de faussaire. En effet, voici de nombreuses années que Jean-Luc Parant produit des faux (Beuys, Michaux, Filliou, Dubuffet, Sol Lewitt, Picabia, etc.). Collectionneur d’un genre particulier (pourquoi acheter ce que l’on peut refaire soi-même...), Jean-Luc Parant a fabriqué, accumulé, donné, vendu... ces oeuvres pendant de nombreuses années. Aujourd’hui mis en examen et en attente de son procès, il explique ici d’une façon à la fois pertinente et impertinente, joyeuse et intelligente, son geste qui, pour le moins transgressif, ne cesse de malmener le monde de l’art et, plus largement, les règles d’une civilisation qui ne se justifie que par la notion de propriété privée. |