

Poésure et Sculptrie est le titre d'un happening qui eut lieu au Mac/Val, en février 2010 : l'artiste à invité une vingtaine de poètes contemporains représentatifs des champs de la poésie sonore et de la poésie action, à lire toute la journée et en public un texte de leur choix. De cette matière sonore enregistrée et accumulée, il a tiré une substance paradoxale : n'ont été conservés que les "entre- mots" (bruits de bouches, respirations, et autres aspérités sonores). Avec la participation des poètes : Eric Arlix, Julien Blaine, Benoît Casas, Anne-James Chaton, Sylvain Courtoux, Jean-Michel Espitallier, Christophe Fiat, Jérôme Game, Bernard Heidsieck, Joël Hubaut, Arnaud Labelle-Rojoux, Vannina Maestri, Cyrille Martinez, Charles Pennequin, Emmanuel Rabu, David Sillanoli et Jacques Sivan.

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VOLUME 1 : COLLECTION PRINTEMPS DE MERDE (Collectif organisé par Charles Pennequin et Quentin Faucompré) [… ] Nous n’avons plus besoin d’individus à forte identité, nous avons besoin d’ouvrir tout à l’explosif. Tout ce qui fait des groupes, des formations, des mouvements, des écoles, des arrangements, les corporatismes de toute sorte où l'on se croit arrivé, avec plein de gens qui se planquent dedans, des savants de savoirs autres, des autres qui se mettent dans des paroles qui ne sont pas les leurs et qui fabriquent ainsi des entités indiscutables, qui finissent de cette manière par nous maintenir à notre propre honte, alors qu'il faudrait voir la honte froidement comme un monolithe devant soi, et se décoller de cette masse graisseuse, ce bloc sans envie en face et passer outre…
Charles Pennequin
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Catalogue bilingue publié à l'occasion de l'importante rétrospective de Philippe Perrin à la Maison Européenne de la Photographie : "Haut et court", du 13 avril au 13 juin 2010.
Une œuvre qui «ne cesse de jouer avec les signes et les codes de la violence. Un univers pétri à la sueur du ring, au sang des idoles du grand banditisme, à la légende noire et dorée du rock’n’roll, aux relents nauséabonds d’un monde qui n’en finit plus de se saccager lui-même. Perrin, alchimiste sulfureux des tautologies exténuées où s’épuise notre société. […]
Fanny Gayon
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À travers un enchevêtrement de fictions, certaines drôles, d'autres surprenantes, voire inquiétantes, où sont racontées divers cas de déformations physiques ou de monstruosités (soeurs siamoises, amputations, excroissances plus ou moins mystérieuses…) mais, également de doubles (gémélléité, doubles amoureux, affectifs, ou fantasmés - fantômes), les auteurs nous amènent, petit à petit à une réflexion sur ce qui, chez chacun d'entre nous, est duel. S'invente ainsi, au fil des mots une réflexion de "l'homme séparé".
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« Trois poèmes ou la méditation : sur le jeune âge et le temps manqué ; sur ce que l’on rêverait parfois qu’il advienne ; sur sans les oublier en rien mais plus loin encore qu’hier et demain ; donc sur la royauté finale, à l’instant, de l’instant ; sur l’observation méticuleuse du déroulement incessant des mouvements de la conscience tandis même qu’elle se déroule, se déplie, constamment ; sur cette espèce de danse ; sur le désir et la nécessité aussi, un jour ou l’autre, d’un grand chambardement intérieur, d’une vraie révolte au dedans ; sur la matérialisation en mots des si fugaces mais si puissantes apparitions de ce soulèvement, quand il affleure ; sur effectivement fugaces, vite balayées par les heures, les jours, les années, mais repoussant chaque fois telle queue de lézard ; sur magique ; sur l’amour et ses labyrinthes ; sur une pensée donc en méditation, mais qui n’aurait pas vraiment de règles, qui plutôt se baladerait, flânerait où elle veut, quand elle veut, aussi libérée que divagation, sa sœur chérie, ou peut-être jumelle… » (F. A. j.)
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La ville de Fos-sur-Mer est entourée d'espaces désolés, composés d'entrepôts, de zones industrielles (métallurgie, raffinerie de pétrole, industrie automobile) et d'étendues désertiques. Dans cet univers particulièrement aride, se dresse «Le phare des eaux de la terre» un château d'eau de forme conique. Jean-Paul Curnier s'est installé à l'ombre de cet édifice, pour se rappeler son adolescence dans cette région sauvage, aux odeurs de sel et de sueur.
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