

À travers un enchevêtrement de fictions, certaines drôles, d'autres surprenantes, voire inquiétantes, où sont racontées divers cas de déformations physiques ou de monstruosités (soeurs siamoises, amputations, excroissances plus ou moins mystérieuses…) mais, également de doubles (gémélléité, doubles amoureux, affectifs, ou fantasmés - fantômes), les auteurs nous amènent, petit à petit à une réflexion sur ce qui, chez chacun d'entre nous, est duel. S'invente ainsi, au fil des mots une réflexion de "l'homme séparé".
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« Trois poèmes ou la méditation : sur le jeune âge et le temps manqué ; sur ce que l’on rêverait parfois qu’il advienne ; sur sans les oublier en rien mais plus loin encore qu’hier et demain ; donc sur la royauté finale, à l’instant, de l’instant ; sur l’observation méticuleuse du déroulement incessant des mouvements de la conscience tandis même qu’elle se déroule, se déplie, constamment ; sur cette espèce de danse ; sur le désir et la nécessité aussi, un jour ou l’autre, d’un grand chambardement intérieur, d’une vraie révolte au dedans ; sur la matérialisation en mots des si fugaces mais si puissantes apparitions de ce soulèvement, quand il affleure ; sur effectivement fugaces, vite balayées par les heures, les jours, les années, mais repoussant chaque fois telle queue de lézard ; sur magique ; sur l’amour et ses labyrinthes ; sur une pensée donc en méditation, mais qui n’aurait pas vraiment de règles, qui plutôt se baladerait, flânerait où elle veut, quand elle veut, aussi libérée que divagation, sa sœur chérie, ou peut-être jumelle… » (F. A. j.)
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La ville de Fos-sur-Mer est entourée d'espaces désolés, composés d'entrepôts, de zones industrielles (métallurgie, raffinerie de pétrole, industrie automobile) et d'étendues désertiques. Dans cet univers particulièrement aride, se dresse «Le phare des eaux de la terre» un château d'eau de forme conique. Jean-Paul Curnier s'est installé à l'ombre de cet édifice, pour se rappeler son adolescence dans cette région sauvage, aux odeurs de sel et de sueur.
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Le viaduc Le Corbusier est un ouvrage architectural qui relie l’ancienne gare Lille-Flandres à la toute nouvelle et moderne gare Lille-Europe. Ce pont, comme une rue en l’air invite à la circulation entre la mémoire, le passé et l’avenir. Nathalie Quintane, à travers des rencontres fictives, nous offre une prose réflexive et libre, à la fois drôle et acide, sur l'écriture, la ville, et le présent désabusé… François Chaslin signe une postface en hommage à l'architecte François Deslaugiers.
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