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ISBN : 978-2-84761-830-3
13 x 17 cm  |  400 pages  |  21 €
roman


À travers ce roman, c’est un portrait de l’Algérie contemporaine que nous offre l’auteur. Tous les problèmes auxquels elle est confrontée sont traités avec un humour provocateur et transgressif : la politique, la famille, la corruption, la crise sociale et économique, la religion, la sexualité, la place de la femme… et une jeunesse perdue, étouffée, qui ne sait comment réinventer un langage de la révolte. Un roman à la fois drôle et provocateur, qui prend un relief particulier en regard avec les évènements qui secouent aujourd’hui les pays arabes.

« Mon roman « Archéologie du chaos [amoureux] » […] où je questionne l’inconscient politique de la génération des années 1990 à travers une galerie de personnages qui ne se reconnaissent ni dans le paradigme révolutionnaire de gauche, ni dans le projet insurrectionnel du FIS, et qui se réclament d’une sorte d’anarchisme artistique au point de se baptiser « Les Anartistes ».» […] M.B.
 

AUTEUR




ISBN : 978-2-84761-841-9
13 x 17 cm  |  104 pages  |  15 €
roman


Ce que raconte ce récit, c’est la guerre. Mais une guerre fragmentée, qui explose à chaque page en de multiples éclats de vie. Chaque page est extrait d’une guerre qui se poursuit et s’éparpille dans les pages suivantes comme par effet de scissiparité. 
Le lecteur est assailli petit à petit par tout ce qui fait la guerre : les mouvements les corps les odeurs les matières les sons… et ce qui est certain, c’est qu’ils ne sont guère épais, les figurants de cette guerre !
Ce texte est construit de jeux avec les mots, de syncopes et d’agglutinations charnelles, utilise des méthodes textuelles exprimant la multiplication, la brièveté, la rapidité. Ce qui s’opère par ces stratégies scripturales, c’est une incarnation de la langue : ici la chair des mots est aussi entamée et atteinte que la chair des corps en but aux conflits armés.
Malgré la dureté douloureuse de ce texte, pointe malgré tout de l’humour, toujours, en ultime hommage à ceux qui vivent… en ultime hommage à la vie…


AUTEUR






ISBN : 978-2-84761-854-9
13 x 17 cm  |  96 pages  |  13
 €

Le Bâtard du vide est un récit autobiographique où Jérôme Bertin nous invite à partager un bout de son chemin de vie et de son expérience, quasi perpétuelle, d'une désespérance noire, traversées d'exclusions, d'addictions, de drogue, d'alcool, d'hôpitaux psychiatriques - mais aussi d'amitiés et de rencontres littéraires. Sans concession ni pour le lecteur, ni pour l'auteur, Bâtard du vide n'épargne personne. La langue y est crue, urgente, elle nous saisit et rien de ce qui se raconte là, ne méritait de nous être épargné. 

« Je suis saisi de convulsions et je vomis des poèmes à l’acide. Non je n’écris pas avec mon cerveau. Non je n’écris pas en lisant. Ou alors uniquement le passé dans les entrailles de poulets. Je n’écris pas avec mon putain d’esprit malade et malin. Car je suis malade depuis que je suis en vie (…). Y’en a marre du concept. N’est-ce pas ? On veut des poèmes à La Bukowski et fuck Mallarmé. »




LIVRE  AUTEUR






ISBN : 978-2-84761-852-5
13 x 17 cm  |  256 pages  |  17
 €

Sur fond de poésie et de rock, d'une écriture multiple et hors norme, Sylvain Courtoux nous entraîne dans son univers de chimie (destructive) et de poésie (présentée ici comme la seule échappatoire possible). Un récit autobiographique qui agit en poison violent sur nos habitudes de lecture, où l'auteur décrit son addiction au Stilnox© et nous projette dans des méandres littéraires schizophréniques...











LIVRE  AUTEUR


ISBN : 978-2-84761-844-0
13 x 17 cm  |  112 pages  |  15
 €  |  récit

Mercure est un long récit ou Le narrateur lutte et s’acharne, à apprendre la musique, sur un « piano » : un clavier dessiné sur un morceau de carton.
Une musique nécessaire et si douloureuse à apprendre, c’est à la fois la vie, la relation à l’autre, la relation à soi… le besoin de communication d’amour. Édith Azam nous offre une écriture de l’extrême sensible, pleine de sa dimension physique et orale, qui travaille sur la répétition et la boucle, jouant sur les dérapages sémantiques pour mieux cerner son sujet. Se débarrassant des contraintes formelles de l’écriture, elle révèle un état primordial, une langue à la fois nouvelle et première, prenant ainsi le risque de la mise à nu d’un « je » d’une fragilité extrême. Édith Azam invente une écriture du don, d’une générosité totale. « Il y a quelque chose d’animal, d’archaïque... c’est toute une machine qui se met en marche, une flèche qui part et qui doit être juste : la puissance est dans l’exactitude... il ne s’agit pas de décrire l’oiseau mais de devenir Oiseau... une histoire de souffle, quelque chose de plus grand que moi, et que je ne comprends pas forcément... je suis happée par quelque chose qui est bien plus que moi... ». L’auteur écrit ici avec une langue-matière dont les mots sont parfois réinventés afin d’en révéler toute leur puissance sonore, et de leur rendre toute leur réalité physique ; un monologue qui n’est pas sans rappeler certains textes de Beckett (par ex. : Molloy).

La chose à dire, c’est la mmmu-zzi-keu. Ja prends la mmmu-zzzi-keu à cause Kelle, oui, elle peut me transformer le BOUKKAN. Quand j’aura la mmmu-zzikeu, oui, le Bruit fera la KCRACK- la Tê-Teu un peu différent. Ja crois BOKOU ça mantenan que ja l’a rafléchi. Même si ja la pas vraiman fait akeu le cervo mais avekeu la sensation aggravée du corps. Et moi, ja crois oçi que quand ça fera la mmmu-zzzi-keu, le monde qui se démesure trop vite reprendra un peu sa tournure. Ja crois tout ça, et plus que ja le crois, j’en a l’envie BOKOU. 

AUTEUR





ISBN : 978-2-84761-845-7
13 x 17 cm | 144 pages | 15 € roman


Le Professeur un récit en 28 chapitres, chacun composé d’une seule phrase, longue (plusieurs pages), écrite selon un rythme lancinant, parfois heurté, syncopé. Il y a ici une confrontation violente entre le travail formel, « abstrait » de la langue, et le sujet, pornographique, où le corps et ses élans sont présents dans toute leur crudité.
Ce livre se situe dans une droite lignée bataillienne, il en est même un hommage, où la notion de « pure perte », chère à Georges Bataille, est ici remplacée par Christian Prigent en « part putain ».
Dans cette histoire, plus que d’aller au bout de ses fantasmes, le but est bien plus d’oser aller jusqu’au bout de ses peurs, de ses angoisses existentielles, pour tenter de s’en libérer – et la dimension tragique de ce livre est bien, justement, dans la conscience nue de l’impossibilité de cette quête. Derrière ce récit pornographique, se révèle une véritable parabole sur la conscience d’être mortel, au sens philosophique du terme.

AUTEUR




ISBN : 978-2-84761-828-0
16 x 24 cm  |  64 pages  |  18 €


Ce gymnase, ouvrage de l’architecte Rémy Marciano est une œuvre imposante, un temple gris aux aspects monolithiques. un immense bloc de béton et de bois, rectangulaire, répondant aux particularités du paysage dans lequel il se fond presque naturellement. Rémy Marciano défend l’idée 
qu’un bâtiment naît d’une lecture du contexte et raconte les identités du paysage  dans lequel il s’inscrit.

L’auteur Stéphane Nowak Papantoniou ose une incursion poétique dans ce bloc. Bloc investit d’une existence organique devenant au fil de l’écriture une entité vivante et vibrante. Un corps architectural abritant d’autre corps, des corps en effort, des corps sportifs, des corps en mouvement.

AUTEUR





ISBN : 978-2-84761-842-6
16 x 24 cm  |  64 pages  |  18 €

« De loin, c’est d’abord le mouvement blanc que l’on voit, l’ondulé du manteau, ce n’est pas un mur. Ce que l’on voit, c’est une médiathèque sans mur, mais habillée. Habillée d’un blanc changeant et plissé large, fait pour les sorties élégantes. Par les trouées entre les immeubles, on devine la mise en rythme de ce blanc cassé et lumineux du béton, l’ondulation inattendue de la coque, on accueille avec complicité les ouvertures en forme de feuille d’olivier comme des yeux disposés à la verticale – tout cela masque et montre en même temps. Tout cela est habit et habillage ; mais cette fois-ci au pied de la lettre. Ce sont des livres qui sont habillés ici, on ne saurait l’oublier. Des livres, des films, de la musique, ce sont eux et les œuvres contemporaines exposées qui revêtiront l’habit. »  Ainsi débute le texte de Jean-Paul Curnier avant que ce dernier ne transforme ces murs flottant blancs en autant d’écrans sur lesquels se mêlent les images et les sons d’une bibliothèque mentale faite de références cinématographiques et musicales. 
Cet ouvrage des architectes Rudy Ricciotti, Cagnasso et Blamm ici fait son cinéma et érige des murs comme des surfaces en mouvement ou se capture autant le flux de la pensée que le jeu des d’ombres et de la lumière.

AUTEUR




ISBN : 978-2-84761-829-7
16 x 24 cm  |  64 pages  |  18 €


Cet ouvrage de l’architecte Rudy Ricciotti abritant le musée Cocteau est une découpe de béton blanc étalée en de multiples tentacules. 
Un parallélépipède écrasé au sol, d’environ 3000 m² aux multiples lignes ondulantes. Une masse blanche, presque nacrée qui répond avec brio aux caractéristiques du milieu dans lequel elle s’inscrit. Ouvert sur la Méditerranée, ce musée est une œuvre ou l’architecte milite en faveur de formes et de surfaces qui créent un territoire nouveau, ouvert, onirique, et en symbiose avec l’environnement immédiat.

Le récit de Natacha Michel qui accompagne le voyage en photographies de ce musée, nous invite à suivre le fantôme de Jean Cocteau. Un fantôme, un
« revenant » parmi ses propres reliques, assigné à ce lieu, assigné à sa propre histoire, à son ombre portée. Ce récit nous ouvre les portes d’une galerie des glaces ou jean Cocteau traverse en passe muraille tous les miroirs érigés par l’auteur. Un texte fin et délicat d’une rare érudition qui traverse l’œuvre du poète avec grâce et élégance.


« Tout le monde ne peut pas faire fantôme, il faut des dispositions. Et Cocteau avait beaucoup joué des apparitions, des traversées du miroir dans lequel on entre et on sort par l’entremise d’une trombe d’eau, beaucoup peint des yeux sur des paupières, usé du passage de la vie  à la mort et retour. Il suffit peut-être de l’avoir été dans sa vie pour l’être aussi dans sa mort. Et une idée germait dans le non-cerveau de l’apparition. »…


AUTEUR





ISBN : 978-2-84761-826-6
16 x 24 cm  |  64 pages  |  18 €

Attenant au port autonome de Marseille, entre d’un côté l’autoroute et de l’autre la mer, le silo à grains d’Arenc, imposante masse de béton armée, se dresse sur ses pilotis, surplombant ce nœud migratoire sans cesse en mouvements et en bruits.
C’est dans cet espace improbable construit fin des années 20 que Roland Carta a créé une salle de spectacles. Ainsi, au milieu du concert incessant des sons industriels pourront s’entendre, ponctuellement, des créations musicales, comme en hommage fier à la remuante et bruyante Marseille, ville de transit depuis toujours. Jolie métamorphose architecturale : lorsqu’on entre dans ce bâtiment, des « mamelles » de béton d’où coulait auparavant le grain, aujourd’hui jaillit, tel un chant, la lumière…
Le béton, le grain, la lumière, la musique… requiem à la vie à la fois trivial et somptueux. 
À cet édifice, Édith Azam, confronte une poésie incarnée, à la fois en  force et en équilibre fragile, interroge la notion de spectacle, sa capacité – ou non – à créer un lien entre ce qui se donne à entendre sur scène et ceux qui sont venus pour recevoir. À travers cette parole jetée, autant comme coup de gueule que chant d’amour, c’est la question du lien à l’autre qui est posée.


AUTEUR






ISBN : 978-2-84761-866-2
16,5 x 23 cm  |  80 pages  |  45 illustrations quadri  |  20
 €
Collection Édifice : un auteur (poète, philosophe, écrivain...) écrit une œuvre littéraire d'après un geste architecturale.  Il ne s'agit pas de textes théoriques, critiques ou analytiques ; la régle du jeu est d'inclure l'édifice architectural dans un texte romanesque, fictionnel ou poétique.

Ce nouvel ouvrage est consacré à l'outil théâtral de Giussani (Balagne, Haute-Corse), nommé A Stazzona (La Forge), réalisé par Dominique Villa et Jean-Michel Battesti. Cet outil théâtral, construit en matériau noble (pin laricio travaillé sur place et toit végétalisé) d'un radicalisme rare, se présente comme un grand parallépipède aux formes épurées qui, malgré son modernisme, est parfaitement intégré dans son environnement. Le but des architectes : répondre à l’austérité, à la puissance du site par un édifice aux lignes ascétiques. La principale gageure des architectes a été de répondre à ce cadre singulier par une forme la plus élémentaire qui soit.
Grace à ces installations textuelles, Vannina Maestri offre à La Forge un environnement encore plus immense : le monde contemporain, à travers ses rumeurs obsédantes, sa violence désarticulée. Ainsi, A Stazzona (La Forge) devient, également, une chapelle (Cappella). De plus, il y a un lien évident entre les lignes de force de cette architecture de l'absolue et les lignes sur lesquelles se construit cette poésie de l'équilibre.






ISBN : 978-2-84761-839-6 13 x 17 cm | 232 pages | 17 €
Collection Ripailles

Henri Deluy, poète internationaliste, a fait plusieurs fois le tour du monde. Gastronome, bon vivant et curieux, il a toujours eu à cœur de se « coltiner » la cuisine des pays qu’il fréquentait, aussi bien dans les hauts lieux de la gastronomie locale, qu’en fréquentant les gargotes populaires – et on le soupçonne aisément, à la lecture de son livre, de préférer ces dernières. De chacun de ses voyages, il a ramené des recettes, toutes plus savoureuses les unes que les autres, et en a partagé la magie avec ses amis et, plus largement, tous ses lecteurs (en effet, responsable de la revue Action Poétique depuis 1955, en dernière page de chaque livraison de la revue il offrait à ses lecteurs une nouvelle recette recueillie lors d’un de ses voyage et, bien entendu, testée et approuvée par lui et ses proches !). C’est ainsi qu’il a, au fur et à mesure du temps, construit la carte internationale de la bouillabaisse. Car, comme il le dit lui-même : « un livre de cuisine est un livre de géographie ».
Ce livre, premier du genre, est indispensable à tous ceux qui aiment la bouillabaisse, la mer, les plaisirs de la bouche… et les voyages !


AUTEUR